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去年郑州市134名 驾驶员被终身禁驾

2018-09-25 12:48 来源:39健康网

  去年郑州市134名 驾驶员被终身禁驾

  许多著名歌唱家积极参与演唱,有中央电视台青歌赛专业组金奖获得者、江南大学副教授钱琳,国家一级演员、江苏省武警文工团团长陈明华,东部战区陆军政治工作部前线文工团一级演员李畅畅以及南京演艺集团、浙江传媒学院、南京艺术学院的优秀青年歌唱家。今年是周恩来总理诞辰120周年。

  江苏淮安是周恩来同志的家乡。二、企业在条件公开、平等竞争、双向选择的原则下,自主决定招用职工的时间、条件、方式和数量。

  1922年  6月,和赵世炎等组织旅欧中国少年共产党,负责宣传工作。围绕新时代如何传承弘扬周恩来精神,江苏省委常委、宣传部部长、统战部部长王燕文在会上提出,要立足新的时代方位,深化周恩来精神研究阐释;要讲好周恩来的故事,深化周恩来精神学习宣传;要着眼培养时代新人,深化周恩来精神教育实践。

  对引进的海外高层次人才和急需紧缺人才,放宽资历、年限等条件限制,根据业绩成果直接申报相应层级职称。在企业内取消管理人员、技术人员的国家干部身份。

四、加强党性修养是增强政治定力的有

  是对党员干部、青少年进行社会主义核心价值观和加强廉政建设和家风、家规教育的极好教材。

  当前和今后一个时期,各级政府要一手抓发展,一手抓管理,从实际出发,抓住重点,分类指导。“教育部搭建平台,促进高校与企业合作,旨在用产学合作推动人才模式的改革,培养适应产业发展新需求的新型复合型和创新型人才。

  选择省(市)后,提示栏中将显示报考人员姓名、报考考试名称、报考地区、考生类型(首次报考和非首次报考)、审核方式和缴费方式。

  作为建设国家领导核心的中国共产党,完全有必要虚心听取各种意见,所谓“兼听则明,偏信则暗”。1961~1965年为纠正“大跃进”带来的失误,扭转经济困难局面,他和刘少奇、邓小平领导了国民经济的调整工作,使国民经济逐步得到恢复和发展。

  当前,我们正迎来新一轮科技和产业革命,数字经济、共享经济在全球范围内掀起浪潮,人工智能、量子科学等新技术不断取得突破。

  正如一位听众所言:“听了这些歌曲,再一次被总理的伟大精神所感染,作为淮安人感到非常自豪。

  随着社会主义市场经济体制的逐步形成,在农村相应地建立社会养老保险体系已很紧迫。12月,在中国人民解放军驻上海陆海空军军官大会上作《进一步提高军队的政治素养》的报告。

  

  去年郑州市134名 驾驶员被终身禁驾

 
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去年郑州市134名 驾驶员被终身禁驾

                 French.xinhuanet.com | Publié le 2018-09-25 à 10:58
为鼓励国际人才在中关村兴业发展,新政提出取消“中外投资者成立3年以上的人才中介服务机构”的要求,允许外资直接入股既有内资人才中介服务机构。


Tableau de l’empereur Taizu des Song jouant au cuju avec ses ministres, Qian Xuan (1239-1301), dynastie des Yuan (Source: la maison d'édition Foreign language teaching and research press)

Pour les Chinois, grands amateurs d’exercices physiques, le sport a toujours été un moyen important pour se maintenir en bonne santé et pour se distraire, aussi les fêtes traditionnelles sont-elles associées aux jeux et autres activités de plein air. Lors de la fête Qingming, petits et grands font de la balan?oire, pour la fête Duanwu, une compétition de barques est organisée et la fête Chongyang est l’occasion de se promener au sommet des collines ou montagnes. Certaines activités stimulent en même temps le mental, comme le jeu de go ou les échecs chinois qui lient l’art du jeu à la sagesse de la vie.

La Chine est un pays multinational doté d’une tradition culturelle ancienne. Les activités sportives traditionnelles y sont très variées : tir à l’art, combat, cuju (football traditionnel), sumo, équitation, arts martiaux et acrobaties. Dans ces deux derniers domaines, les performances des Chinois sont uniques au monde.

Notre présentation ici concerne principalement deux des activités mentionnées ci-dessus, les arts martiaux et le cuju.

Les arts martiaux du temple de Shaolin

Les arts martiaux sont aussi appelés gongfu. Ce mot vous fera sans doute penser à Bruce Lee (1940-1973), l’acteur qui l’a fait conna?tre au monde entier grace aux films dans lesquels il a joué. Ce grand artiste disparu trop t?t est presque devenu un symbole du gongfu chinois. Il excellait aussi bien dans les combats à mains nues que dans la ma?trise des armes, épée, sabre ou baton. Sa démonstration de sanchaku (nunchaku à trois batons) était très impressionnante. Le gongfu de Bruce Lee était basé sur les arts martiaux chinois qu’il ma?trisait à la perfection.

Dans le monde des arts martiaux chinois, le temple de Shaolin jouit d’une grande réputation. Le gongfu issu de l’école Shaolin est devenu un élément inestimable du patrimoine culturel chinois. Le temple est situé dans la montagne Songshan, dans la province du Henan, il fut créé à la fin du Ve siècle. Au siècle suivant, un moine bouddhiste Bodhidharma s’y installa et, après neuf ans de méditation face à un mur, y développa sa méthode de réveil par la méditation et créa l’école Chan, une branche du bouddhisme chinois (Zen en japonais). Le temple devint alors célèbre. Les fidèles des générations suivantes attribuèrent aussi à Bodhidharma la création du gongfu de Shaolin car, au cours de ses longues méditations, il inventa des exercices pour régulariser les circulations internes, relaxant le corps et l’esprit. Le gongfu de Shaolin s’est ensuite développé et enrichi pour devenir une pratique sportive comportant ? soixante- douze techniques? ; beaucoup d’entre elles, comme la boxe longue, la boxe courte, le sabre, l’épée ou le baton, possèdent son secret d’une performance unique et inégalable. Le gongfu de Shaolin a exercé une grande influence dans l’évolution des arts martiaux chinois.

Le tongzigong créé pour les enfants est, aujourd’hui encore, admiré des praticiens d’arts martiaux. Cet exercice à main nue comprend des exécutions d’une grande difficulté technique, comme ? arhat dans son sommeil ?, ? enfant saluant Guanyin?, ? enfant saluant le Bouddha ?, ? coup de pied en l’air ?, ? fleur cachée ? et ? équilibre à la manière d’hirondelle ?. L’une des positions, à la verticale, la tête en bas, est particulièrement remarquable ; il faut s’y entra?ner depuis le plus jeune age et durant de longues années pour y parvenir.

Une des techniques secrètes de Shaolin est connue sous le nom du ? Zen sur le bout du doigt ?. Le principe de ce mouvement est le travail intérieur qui fait concentrer toute l’énergie du corps sur un seul doigt : le praticien se positionne à la verticale sur un doigt pointé au sol et reste parfaitement stable.

La ? boxe d’arhat ? est l’un des nombreux styles de boxe de Shaolin. Elle se répandit dans toute la Chine depuis sa création et se diversifia par la suite. Ce style de boxe se caractérise par des mouvements fulgurants, bien encha?nés, aussi efficaces en attaque qu’en défense et par ses changements imprévisibles. Sous une apparence désinvolte se cache une puissance explosive qui, en cas d’attaque, surprend et foudroie l’adversaire, raison pour laquelle elle figure dans la plus haute catégorie des techniques de boxe de Shaolin.

L’école de Shaolin accorde une grande importance aux exercices de base. Le sol du palais des Mille Bouddhas est marqué de nombreux trous, traces laissées par les moines qui s’y entra?nèrent. De génération en génération, ils ont transmis, à force de sueur et de sagesse, la tradition glorieuse de Shaolin.

à Shaolin, on s’entra?ne au gongfu non seulement pour entretenir son corps mais aussi et surtout dans un but spirituel. Le spectacle du gongfu de Shaolin peut donner des révélations sur la vision de la vie. C’est un jeu intéressant qui joint d’un c?té le ludique à la rigueur de l’entra?nement et, de l’autre, de la discipline et l’humour à l’austérité. La ? boxe d’ivresse ? très largement répandue ressemble plus à un show humoristique qu’à un combat. Des figures comme ? le coq debout sur un pied ? ou ? Li Bai ivre ? incorporent une démarche titubante et somnolente qui amuse beaucoup les spectateurs. La ? boxe du singe ? imite quant à elle la vivacité adroite de l’animal par des mouvements inspirés par ses habitudes : sortir de la caverne, guetter, examiner les pêches, grimper dans l’arbre, cueillir les fruits, sauter entre les branches, disputer les fruits à d’autres singes, les cacher, s’asseoir pour manger, se réjouir de la dégustation, s’effrayer et puis s’échapper... Une série de mouvements qui constitue un spectacle distrayant.

Taijiquan, une gymnastique douce et fluide

Les arts martiaux chinois comprennent une discipline appelée taijiquan, un exercice très largement appréciée qui reste aujourd’hui l’une des principales méthodes que suivent les Chinoises pour rester en bonne santé. Le taijiquan fut à l’origine une branche des arts martiaux. Sa double fonction en autodéfense et dans la fortification du corps en fit très vite un exercice physique bon pour la santé. C’est une gymnastique douce qui régule le fonctionnement du système nerveux, la respiration, la digestion et la circulation cardio-vasculaire ; elle a un r?le préventif contre les maladies et favorise leur guérison.

Le mot ? taiji ? vient d’une notion de la philosophie chinoise. Selon le classique des Mutations, les huit trigrammes sont nés du Taiji (le sommet le plus élevé). Le diagramme Taiji écrit par Zhou Dunyi, philosophe des Song, considère le Taiji comme l’origine de toutes les créatures du monde, un p?le de forme circulaire incluant les souffles du yin et du yang. Le taijiquan est con?u sur le principe de cette idée tao?ste.

Le mouvement circulaire est un caractère de base du taijiquan. Une série de mouvements de taijiquan consistent en des gestes dessinant des cercles dans le vide, raison pour laquelle les principaux critères de qualité de l’exercice sont fluidité, cohérence, rondeur et souplesse. à l’image du ciel et de la terre habités par les souffles circulaires, le corps humain vit grace à la circulation du souffle vital. Le but du taijiquan est de transformer les souffles alternants de la nature en circulation intérieure du corps grace à une suite de mouvements : avancer, reculer, bondir, sauter, esquiver, s’étirer, se baisser et s’élever.

Le deuxième caractère de base du taijiquan est sa fluidité. C’est le rythme du changement entre les deux p?les yin et yang qui correspond à la nature interdépendante et alternante des oppositions. L’alternance entre le yin et le yang se trouve incarnée dans le taijiquan par la souplesse et la puissance qui se complètent, et l’encha?nement fluide reflète l’idée du mouvement perpétuel de l’univers. L’esthétique du taijiquan se résume dans la formule ? nuage flottant et eau qui coule ?.

Au cours de son développement, le taijiquan s’est enrichi des principes des méridiens de la médecine chinoise et du daoyin, exercice pour la circulation du souffle selon les tao?stes, pour devenir une gymnastique reliant l’intérieur à l’extérieur et le physique au mental. En entra?nant le corps, on travaille en même temps sur l’esprit en favorisant notamment l’inspiration et l’expiration. La pratique de l’exercice est ainsi un processus pour évacuer le souffle usé et faire entrer le souffle frais qui renouvelle l’énergie vitale. C’est pourquoi il vaut mieux le pratiquer dans l’air frais du matin. Après l’exercice, le corps est relaxé et ressourcé comme s’il venait de prendre un bain d’air vivifiant.

Le taijiquan, comme tous les arts martiaux et le gongfu de Shaolin, contient un fond de philosophique traditionnelle qui lui donne une dimension spirituelle en tant que forme particulière de la sagesse et de la culture chinoises.

(à suivre)

 
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Les arts martiaux et le cuju (I)

French.xinhuanet.com | Publié le 2018-09-25 à 10:58


Tableau de l’empereur Taizu des Song jouant au cuju avec ses ministres, Qian Xuan (1239-1301), dynastie des Yuan (Source: la maison d'édition Foreign language teaching and research press)

Pour les Chinois, grands amateurs d’exercices physiques, le sport a toujours été un moyen important pour se maintenir en bonne santé et pour se distraire, aussi les fêtes traditionnelles sont-elles associées aux jeux et autres activités de plein air. Lors de la fête Qingming, petits et grands font de la balan?oire, pour la fête Duanwu, une compétition de barques est organisée et la fête Chongyang est l’occasion de se promener au sommet des collines ou montagnes. Certaines activités stimulent en même temps le mental, comme le jeu de go ou les échecs chinois qui lient l’art du jeu à la sagesse de la vie.

La Chine est un pays multinational doté d’une tradition culturelle ancienne. Les activités sportives traditionnelles y sont très variées : tir à l’art, combat, cuju (football traditionnel), sumo, équitation, arts martiaux et acrobaties. Dans ces deux derniers domaines, les performances des Chinois sont uniques au monde.

Notre présentation ici concerne principalement deux des activités mentionnées ci-dessus, les arts martiaux et le cuju.

Les arts martiaux du temple de Shaolin

Les arts martiaux sont aussi appelés gongfu. Ce mot vous fera sans doute penser à Bruce Lee (1940-1973), l’acteur qui l’a fait conna?tre au monde entier grace aux films dans lesquels il a joué. Ce grand artiste disparu trop t?t est presque devenu un symbole du gongfu chinois. Il excellait aussi bien dans les combats à mains nues que dans la ma?trise des armes, épée, sabre ou baton. Sa démonstration de sanchaku (nunchaku à trois batons) était très impressionnante. Le gongfu de Bruce Lee était basé sur les arts martiaux chinois qu’il ma?trisait à la perfection.

Dans le monde des arts martiaux chinois, le temple de Shaolin jouit d’une grande réputation. Le gongfu issu de l’école Shaolin est devenu un élément inestimable du patrimoine culturel chinois. Le temple est situé dans la montagne Songshan, dans la province du Henan, il fut créé à la fin du Ve siècle. Au siècle suivant, un moine bouddhiste Bodhidharma s’y installa et, après neuf ans de méditation face à un mur, y développa sa méthode de réveil par la méditation et créa l’école Chan, une branche du bouddhisme chinois (Zen en japonais). Le temple devint alors célèbre. Les fidèles des générations suivantes attribuèrent aussi à Bodhidharma la création du gongfu de Shaolin car, au cours de ses longues méditations, il inventa des exercices pour régulariser les circulations internes, relaxant le corps et l’esprit. Le gongfu de Shaolin s’est ensuite développé et enrichi pour devenir une pratique sportive comportant ? soixante- douze techniques? ; beaucoup d’entre elles, comme la boxe longue, la boxe courte, le sabre, l’épée ou le baton, possèdent son secret d’une performance unique et inégalable. Le gongfu de Shaolin a exercé une grande influence dans l’évolution des arts martiaux chinois.

Le tongzigong créé pour les enfants est, aujourd’hui encore, admiré des praticiens d’arts martiaux. Cet exercice à main nue comprend des exécutions d’une grande difficulté technique, comme ? arhat dans son sommeil ?, ? enfant saluant Guanyin?, ? enfant saluant le Bouddha ?, ? coup de pied en l’air ?, ? fleur cachée ? et ? équilibre à la manière d’hirondelle ?. L’une des positions, à la verticale, la tête en bas, est particulièrement remarquable ; il faut s’y entra?ner depuis le plus jeune age et durant de longues années pour y parvenir.

Une des techniques secrètes de Shaolin est connue sous le nom du ? Zen sur le bout du doigt ?. Le principe de ce mouvement est le travail intérieur qui fait concentrer toute l’énergie du corps sur un seul doigt : le praticien se positionne à la verticale sur un doigt pointé au sol et reste parfaitement stable.

La ? boxe d’arhat ? est l’un des nombreux styles de boxe de Shaolin. Elle se répandit dans toute la Chine depuis sa création et se diversifia par la suite. Ce style de boxe se caractérise par des mouvements fulgurants, bien encha?nés, aussi efficaces en attaque qu’en défense et par ses changements imprévisibles. Sous une apparence désinvolte se cache une puissance explosive qui, en cas d’attaque, surprend et foudroie l’adversaire, raison pour laquelle elle figure dans la plus haute catégorie des techniques de boxe de Shaolin.

L’école de Shaolin accorde une grande importance aux exercices de base. Le sol du palais des Mille Bouddhas est marqué de nombreux trous, traces laissées par les moines qui s’y entra?nèrent. De génération en génération, ils ont transmis, à force de sueur et de sagesse, la tradition glorieuse de Shaolin.

à Shaolin, on s’entra?ne au gongfu non seulement pour entretenir son corps mais aussi et surtout dans un but spirituel. Le spectacle du gongfu de Shaolin peut donner des révélations sur la vision de la vie. C’est un jeu intéressant qui joint d’un c?té le ludique à la rigueur de l’entra?nement et, de l’autre, de la discipline et l’humour à l’austérité. La ? boxe d’ivresse ? très largement répandue ressemble plus à un show humoristique qu’à un combat. Des figures comme ? le coq debout sur un pied ? ou ? Li Bai ivre ? incorporent une démarche titubante et somnolente qui amuse beaucoup les spectateurs. La ? boxe du singe ? imite quant à elle la vivacité adroite de l’animal par des mouvements inspirés par ses habitudes : sortir de la caverne, guetter, examiner les pêches, grimper dans l’arbre, cueillir les fruits, sauter entre les branches, disputer les fruits à d’autres singes, les cacher, s’asseoir pour manger, se réjouir de la dégustation, s’effrayer et puis s’échapper... Une série de mouvements qui constitue un spectacle distrayant.

Taijiquan, une gymnastique douce et fluide

Les arts martiaux chinois comprennent une discipline appelée taijiquan, un exercice très largement appréciée qui reste aujourd’hui l’une des principales méthodes que suivent les Chinoises pour rester en bonne santé. Le taijiquan fut à l’origine une branche des arts martiaux. Sa double fonction en autodéfense et dans la fortification du corps en fit très vite un exercice physique bon pour la santé. C’est une gymnastique douce qui régule le fonctionnement du système nerveux, la respiration, la digestion et la circulation cardio-vasculaire ; elle a un r?le préventif contre les maladies et favorise leur guérison.

Le mot ? taiji ? vient d’une notion de la philosophie chinoise. Selon le classique des Mutations, les huit trigrammes sont nés du Taiji (le sommet le plus élevé). Le diagramme Taiji écrit par Zhou Dunyi, philosophe des Song, considère le Taiji comme l’origine de toutes les créatures du monde, un p?le de forme circulaire incluant les souffles du yin et du yang. Le taijiquan est con?u sur le principe de cette idée tao?ste.

Le mouvement circulaire est un caractère de base du taijiquan. Une série de mouvements de taijiquan consistent en des gestes dessinant des cercles dans le vide, raison pour laquelle les principaux critères de qualité de l’exercice sont fluidité, cohérence, rondeur et souplesse. à l’image du ciel et de la terre habités par les souffles circulaires, le corps humain vit grace à la circulation du souffle vital. Le but du taijiquan est de transformer les souffles alternants de la nature en circulation intérieure du corps grace à une suite de mouvements : avancer, reculer, bondir, sauter, esquiver, s’étirer, se baisser et s’élever.

Le deuxième caractère de base du taijiquan est sa fluidité. C’est le rythme du changement entre les deux p?les yin et yang qui correspond à la nature interdépendante et alternante des oppositions. L’alternance entre le yin et le yang se trouve incarnée dans le taijiquan par la souplesse et la puissance qui se complètent, et l’encha?nement fluide reflète l’idée du mouvement perpétuel de l’univers. L’esthétique du taijiquan se résume dans la formule ? nuage flottant et eau qui coule ?.

Au cours de son développement, le taijiquan s’est enrichi des principes des méridiens de la médecine chinoise et du daoyin, exercice pour la circulation du souffle selon les tao?stes, pour devenir une gymnastique reliant l’intérieur à l’extérieur et le physique au mental. En entra?nant le corps, on travaille en même temps sur l’esprit en favorisant notamment l’inspiration et l’expiration. La pratique de l’exercice est ainsi un processus pour évacuer le souffle usé et faire entrer le souffle frais qui renouvelle l’énergie vitale. C’est pourquoi il vaut mieux le pratiquer dans l’air frais du matin. Après l’exercice, le corps est relaxé et ressourcé comme s’il venait de prendre un bain d’air vivifiant.

Le taijiquan, comme tous les arts martiaux et le gongfu de Shaolin, contient un fond de philosophique traditionnelle qui lui donne une dimension spirituelle en tant que forme particulière de la sagesse et de la culture chinoises.

(à suivre)

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